LANCEMENT DU TROISIÈME APPEL D’OFFRES SUR L’ÉOLIEN EN MER SUR UNE ZONE AU LARGE DE DUNKERQUE

ACTIONS DU COMITÉ

PRÉSENTATION

Le 4 avril 2016, la Ministre de l’Environnement a annoncé le lancement du troisième appel d’offres pour l’éolien offshore français. La zone proposée se situe au large de Dunkerque.

Cette zone a été déterminée suite à un processus d’identification de nouvelles zones propices à l’éolien en mer posé et flottant, engagé depuis 2014 par le ministère de l’énergie. La démarche a consisté :

  • d’une part, à confier la réalisation d’études techniques au Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA) pour évaluer le gisement énergétique de chaque façade afin de délimiter des zones propices, et à l’entreprise Réseau de transport d’électricité (RTE) pour identifier au niveau de ces zones propices les capacités disponibles pour le raccordement au réseau public de transport d’électricité ;
  • d’autre part, à mener, au début de l’année 2015, des concertations locales avec l’ensemble des acteurs directement concernés pour qualifier et hiérarchiser les usages sur ces zones.

OBJECTIFS

Suite à cette annonce, le préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord et le préfet de la région Hauts-de-France ont été mandatés par la ministre pour poursuivre les consultations locales. L’objectif recherché à travers ces consultations est de déterminer un périmètre précis pouvant accueillir un parc éolien d’une puissance d’au moins 500 MW.

Le CRPMEM a ainsi fait remonter ses arguments, et sa vive inquiétude, cette zone étant fondamentale pour l’équilibre financier d’un certain nombre d’entreprises de pêche de la Région immatriculées à Dunkerque mais également à Boulogne-sur-Mer et des structures à terre (portuaires, avitaillement, commercialisation), notamment la Coopérative Maritime de Dunkerque. En effet, la zone soumise à consultation a été travaillée en 2013 par 60 navires de la région Nord-Pas de Calais/Picardie. En termes de dépendance, la zone d’étude représente 21% en moyenne de leur surface de pêche mais les bateaux y passent près de 60 % de leur temps de pêche.

Sur la base de la synthèse des consultations locales que réaliseront les préfets, la désignation d’un porteur de projet se fera selon une nouvelle procédure de mise en concurrence : le dialogue concurrentiel. Cette procédure permettra, après avoir sélectionné des candidats sur la base de leurs capacités techniques et financières, d’engager un dialogue visant à consolider le périmètre juridique, technique, et financier du cahier des charges du dialogue concurrentiel, ainsi qu’à améliorer la pertinence des offres remises par les candidats. En parallèle, le ministère de l’énergie a engagé des études visant à approfondir les connaissances sur cette zone en matière de données météo-océaniques, géophysiques et environnementales, afin qu’elles soient prises en compte par les candidats. L’ensemble de cette démarche vise à sécuriser et à accélérer la mise en œuvre des projets tout en réduisant leurs coûts.